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Un peu d'Histoire ... 

 

 

 

Le 9 octobre 1890, Clément Ader, que l'on considère – en France –

comme le père de l'aviation, effectue, sur 50 m, le premier vol en aéroplane à bord de l'Eole, engin en forme de chauve-souris muni de deux hélices entraînées par un moteur à vapeur.

 

Le vol plané a son pionnier en la personne d'Otto Lilienthal.

Cet Allemand, s'inspirant des œuvres de Louis-Pierre Marie Mouillard, expérimente entre 1890 et 1896 plusieurs types de planeurs monoplans et biplans de son invention ; il réalisera ainsi plus de 2000 vols, dont le dernier qui lui coûtera la vie.

  

 Les résultats des travaux de Lilienthal seront analysés par les frères Wright qui, aux États-Unis, innovent, avec l'aide de l'ingénieur français Octave Chanute.

 

 Le 17 décembre 1903, sur la plage de Kitty Hawk, près de Norfolk en Caroline du Nord, ils réalisent devant quelques témoins quatre vols d'une durée comprise entre 12 et 59 secondes et, le 15 septembre 1904, réussissent le premier virage ; c'est le début du pilotage.

 

      

 

La ville de Bar le Duc s’est intéressée très tôt à l’aviation en organisant les 14 et 15 août 1910 un grand meeting dans les champs de la ferme de Popey, non loin du centre ville.

 

Les prairies furent aménagées de manière à recevoir 25 000 personnes venues par trains spéciaux mis en service par les compagnies de l’Est et de la Meuse.

 

Ce premier meeting fut un échec total à cause du mauvais temps et de l’inexpérience des pilotes et des mécaniciens.

                      

 

 

                        Pour en savoir plus sur les meetings aériens historiques veuillez suivre ce lien:

                                                      Amateurs de Meetings Aériens Historiques

 

 Les Barisiens, néanmoins enthousiastes, organisent une souscription publique afin d’offrir à l’armée un champ d’aviation sur la côte Ste Catherine à côté de la ferme St Etienne, sur le versant nord de la ville, près du village de Behonne.

 

C’est le premier aérodrome de Bar le Duc, escale stratégique très fréquentée par les militaires.

 

 

 

En effet, l’escadrille  N 124 ou escadrille Lafayette s’y installera et sera engagée à partir de cette base arrière dans la bataille de Verdun dès le 22 mai 1916.

 

   Pour plus d'informations sur l'escadrille N124 

              veuillez consulter l'excellent site:

                   LAFAYETTE FLYING CORPS

 

Un industriel, Monsieur Malloué, crée sur ce terrain un biplan baptisé Alérion qui s’écrase le 15 octobre 1912.
Un autre constructeur, Monsieur Camel, constitue la Société Barisienne de Construction Aéronautique. Cette société tenta, sans succès, de construire un biplan populaire en 1913.

 

 

Si vous voulez en savoir plus sur les terrains d'aviation de Lorraine à cette époque

                                 Suivez ce lien

 

 

 

Après la Première guerre mondiale, l’aérodrome de Behonne perdra son activité aéronautique.

 

Le 22 Juin 1931, est formé, sous la dénomination « aéro-club du Barrois », une association dont l’objet était de travailler au développement de l’aviation en France et spécialement du vol sans moteur.

 

 

Cet aéro-club utilisait un terrain situé sur le territoire de la commune de Vassincourt.

 

 

Le conseil municipal de la commune de Vassincourt émet un avis défavorable à la demande de l’armée qui, en août 1936, propose d’implanter une base aérienne sur le terrain d’aviation.

 

 

 

L’aéro-club du Barrois, dont les activités avaient cessé pendant la guerre, se reconstitue le 22 février 1945 et change d’appellation pour devenir l’Aéro-club de la Meuse.

 

Mais la réquisition du terrain par l’armée américaine pour y installer un dépôt médical met fin aux activités du club qui, ne trouvant pas d’autre site, déclare sa dissolution en 1963.

 

Ainsi la Ville de Bar le Duc, très tôt impliquée dans le développement de l’aviation, avait-elle perdu l’espoir de l’implantation et d’une industrie aéronautique et d’une base aérienne.

De ce fait, alors que la plupart des villes possèderont des structures aéronautiques, Bar le Duc sera une des dernières préfectures privée d’aérodrome.

 

 

Le schéma directeur de l’équipement aéronautique de la Lorraine, comme le livre blanc de la Vallée de l’Ornain, mettent en évidence le besoin, pour la zone de Bar le Duc, d’être dotée d’un aérodrome de troisième niveau.

  

 

C’est en 1971 que le projet débute officiellement avec la création d’un aéro-club dénommé « Les Ailes Meusiennes » par le Docteur Dalichampt, passionné d’aviation, maire du village de Condé-en-Barrois (à 16 km au nord de Bar le Duc) puis maire des Hauts de Chée (regroupant 5 communes dont Condé), soutenu par une équipe volontaire et motivé par l’appui du Préfet Collot.

 

 

 

Celui-ci autorise, par arrêté, la création d’un aérodrome à usage privé sur la commune des Hauts de Chée.

 

 

 

La commune, à la faveur d’un remembrement, regroupe 15 ha de terres en une seule parcelle qu’elle valorise en la louant à l’aéro-club.

 

 

 

L’année suivante, l’aéro-club prend son appellation actuelle d’ « Aéro-club du Sud Meusien ».

 

 

Les destinées de l’aérodrome de « Bar le Duc-les Hauts de Chée » et de l’ « Aéro-club du Sud Meusien » devenaient désormais intimement liées. 

 

 

 

 

 

Fin 1990, la Ville de Bar le Duc passe une convention avec la commune des Hauts de Chée, d’une part, et avec l’Etat,  d’autre part, et sollicite l’ouverture de l’aérodrome à la circulation aérienne publique.

 

En février 1992, l’ouverture de l’aérodrome à la CAP est officialisée.

 

Ainsi, la ville de Bar le Duc devient-elle le « créateur » de l’aérodrome et l’aéro-club du Sud Meusien, le gestionnaire délégué.

 

Elle se désengagera malheureusement en 2001 et le flambeau sera repris par la codecom de Triaucourt-Vaubécourt qui souhaite désormais intégrer le développement du site dans un vaste projet de valorisation touristique de son territoire.

 

L’aérodrome de « Bar le Duc-Les Hauts de Chée » n’existerait et ne subsisterait pas sans la présence de L’aéro-club du Sud Meusien qui a connu 4 présidents depuis sa création :

 

Jacques Quesnel, Pierre Dalichampt (son fondateur), Jean-Louis Jeannesson et Thierry Schell depuis 1997.

 

 

Un aérodrome, un aéro-club, une école de pilotage…

 

 

L’aérodrome de « Bar le Duc-Les Hauts de Chée » qui s’étend sur une surface de 15ha possède une piste en herbe de 960 m de long et de 60 m de large orientée au nord-est.

 

 

Il se situe sur le plateau du barrrois, aux confins de la Lorraine,  à une altitude de 909 pieds.

 

 

 

 

 

                       Son environnement rural en fait une plateforme idéale pour les amoureux du

                                                                « tourisme aéronautique vert ».

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La gare T.G.V. Meuse n'est qu’à quelques kilomètres de l’aérodrome.

 

L’aéro-club du Sud Meusien possède 2 avions, un Rallye MS880 et un Robin DR400/180.

 

Il compte actuellement une quarantaine de membres, en moyenne cinq  élèves pilotes et deux instructeurs dont le Président du club.

 

La dimension humaine de sa structure est de nature à favoriser une forte cohésion parmi ses membres et le développement de l’esprit aéronautique qui se nourrit  du partage d’une passion commune.

 

 

Comme le précisent ses statuts, l’aéro-club a pour mission :

 

Ø      de promouvoir, de faciliter et d’organiser la pratique de l’aviation et des différentes activités s’y rattachant,

Ø      de former de futurs pilotes privés d’avion

Ø      de développer des opérations de découverte de l’aviation auprès du public

Ø      de se conformer aux statuts de la Fédération Française Aéronautique en assumant sa vocation d’utilité publique

 

Pour assurer cette mission, l’aéro-club du Sud Meusien organise entre autres :

 

Ø      la formation initiale des pilotes de base et des pilotes privés d’avion au sein de son école, sous la tutelle de la Direction Générale de l’Aviation Civile et dans le  respect des programmes standardisés européens.

      Cette formation peut débuter dès 14 ans.

Depuis 1972, l’aéro-club a formé plus de 200 pilotes de tous âges (15 ans pour le plus jeune, 70 ans pour le plus ancien)

 

Il a encouragé des vocations aéronautiques professionnelles ou sportives :

Ø      2 plus jeunes pilotes de France

Ø      1  élève pilote de chasse actuellement en service à Luxeuil

Ø      1 technicienne aéronautique travaillant pour une filiale d’Airbus Industries

Ø      2 pilotes de ligne

Ø      1 admissible à la première phase de sélection Air France

Ø      1 candidat au concours d’entrée à « Sup Aéro »

Ø      1 élève classé en 2005 lors d’une compétition fédérale de

        voltige

Ø      1 jeune sélectionné pour faire partie des « Cadets de l’air »

       (échanges fédéraux internationaux)

Ø      1 jeune sélectionné et classé au tour de France des jeunes pilotes

 

Ø      la formation continue des pilotes brevetés (maintien des compétences, formation au vol sans visibilité, à l’anglais aéronautique, au vol de nuit, initiation à la pratique de la voltige…)

Ø      la formation de jeunes lycéens en classes de Première et Terminale au Brevet d’Initiation Aéronautiques (B.I.A.) qui permet l’obtention de bourses fédérales pouvant couvrir jusqu’à 1/3 du coût d’une formation de pilote et qui constitue une première étape vers une formation privée ou professionnelle de pilote d’avion

Ø      l’initiation à la pratique du pilotage au bénéfice de jeunes défavorisés. Plus de 100 jeunes initiés au vol moteur (en partenariat avec la DDJS et les centres sociaux locaux)

 

 

Dans ce but, il permet à ses membres

 

ü      de réaliser :

 

Ø      des vols privés

Ø      des voyages aériens en France et à l’étranger

Ø      des visites de musées aéronautiques

 

ü      de participer :

 

Ø      à des manifestations fédérales (jour le plus long, rallyes aériens…)

Ø      à des compétitions sportives fédérales (tour aérien des jeunes pilotes, championnats divers…)

Ø      à des visites de structures aéronautiques civiles ou militaires  (centres de contrôles de la circulation aérienne, bases aériennes, aéroports, usines de construction aéronautique…)

Ø      à des manifestations locales (défilé de la St Nicolas…)

 

ü      d’assister :

 

Ø      à des meetings aériens (La Ferté Alais, Le Bourget…)

Ø      à des conférences thématiques

 

ü      d’échanger avec d’autres pilotes français ou étranger à travers:

 

Ø      des rencontres avec d’autres aéro-clubs

Ø      l’accueil offert aux visiteurs extérieurs de passage

Ø      l’accueil ponctuel offert aux pilotes étrangers

 

 

 

Il permet au public extérieur (tout public, quelque soit l’âge)

 

ü      de découvrir la pratique aéronautique par le biais:

 

Ø      des baptêmes de l’air (« ballades aériennes » ou « baptêmes voltige »)

Ø      de journées portes ouvertes qui se déroulent chaque année

Ø      d’actions ponctuelles d’intégration dans la vie locale

 

ü      de découvrir les paysages meusiens et la richesse patrimoniale du département par la voie des airs.

 

                                                           Un partenariat avec l’Armée de l’Air

 

                 

 

                

  

Le chef-pilote et Vice-président, le capitaine Thierry Schell est également pilote militaire de réserve au sein des SARAA (Sections Aériennes de Réserve de l’Armée de l’Air).

 

Depuis 1996, l’Aéro-club du Sud Meusien met à disposition le fleuron de sa flotte, le DR400/180 cv  FGBUT et le MS 880 FBUZG, qui se posent régulièrement à Ochey pour y être militarisés et pour participer aux différents missions des SARAA sur base.

 

 Une opération d’initiation au vol moteur sera proposée en septembre prochain aux membres du secteur 150 de l’ANORAA et aux membres du CIIRAA de la Base.

           

Les membres de l’aéro-club ont eu l’occasion à plusieurs reprises de visiter la Base Aérienne 133, d’aller à la rencontre de ses différents acteurs opérationnels pour mieux comprendre leur rôle et de concevoir le partage de l’espace aérien dans le souci du respect des contraintes de chacun et des règles de sécurité.

 

 

Des voyages de rêve…

 

Depuis quelques années, l’aéro-club propose à ses membres de découvrir l’espace européen dans le but de promouvoir le voyage longue distance.

C’est ainsi que le FBGUT a pu se poser, entre autres, à Berne, Londres, Madrid, Valencia, Palma, Ibiza, Venise, Lugano, Poznan, Gruyères.

 

 

                          

 

 

 

L’avion en papier s’est même payé le luxe de retracer en juillet dernier la route de l’aéropostale :

  

Bar le Duc – Toulouse – Alicante – Tanger – Casablanca – Agadir

   – Laayoune – Dakhla – Nouadhibou – St Louis du Sénégal.

 

 

                                 

 

                                                     A ne pas manquer :

    un document vidéo exceptionnel retraçant l’épopée de l’Aéropostale

      source airfrancelasaga.com cliquez sur l'image pour être redirigé

 

 

Il a permis à ses pilotes non seulement de profiter d’un vol merveilleux,

mais aussi de convoyer, en partenariat avec une association humanitaire meusienne « voyage et partage », 170 kg de livres scolaires et de matériel informatique destinés à l’école de Fas Ngom et au collège de Tambacounda au Sénégal.